Publié le jeudi 4 juillet 2013

Les Baleines de l'île de Ré

Dimanche 16 juin 2013, au matin.

La brise nous caresse et estompe cette douce chaleur que le soleil épand sur notre peau. Au départ d'Ars, le tandem qui nous transporte et nous unit, elle et moi, glisse sur les pistes cyclables de l'île de Ré.

La tête du phare des Baleines pointe le bout de sa lanterne, là-bas, au loin ; tandis que le reste de son corps, lui, se laisse apercevoir timidement au fur et à mesure que nous nous rapprochons, jusqu'à ce que nous arrivions à ses pieds d'où il se dévoile entièrement.

Bon, j'arrête mes niaiseries.

Le phare des Baleines, Saint-Clément-des-Baleines, île de Ré, France

Les Baleines, la tête dans les nuages

Autour de nous, les touristes sont bien là mais peu nombreux. Par chance, nous visitons les lieux avant la marée humaine estivale. Nous échappons donc au flot de vacanciers qui ne manquera pas de submerger l'île durant les grandes vacances.

Pour accéder au phare, il faut passer par la boutique qui se tient juste derrière lui et d'où nous devons acheter nos deux billets d'entrée. Une fois ces derniers entre nos mains, la vendeuse nous indique le chemin : « près des cartes postales, l'escalier à droite puis la grande porte en face. »

En avant !

Dans l'édifice, ce ne sont pas 20, 50... 100 ou 200... mais 257 marches (source. Eh non ! Je ne les ai pas comptées moi-même) qui attendent qu'on les gravisse.

L'escalier hélicoïdal vu d'en dessous qui mène au sommet du phare

Notre ascension débute et nous prenons rapidement de l'altitude. Nos jambes répètent incessamment le même mouvement à un rythme régulier, bien plus régulier que notre respiration et nos pulsations cardiaques. À deux ou trois reprises, nous nous arrêtons pour contempler la vue que les fenêtres disposées à chaque étage nous offrent avant de repartir de plus belle.

Les dernières marches sont étroites, si étroites que la circulation se fait à sens unique — « priorité à la montée », ordonne un écriteau (si mes souvenirs sont bons). On nous cède donc le passage. Avec une discipline aussi étonnante qu'inhabituelle, les gens respectent cette règle sans broncher et ne manquent ni de politesse ni de courtoisie. La grande claque que leur a infligé le panorama les aurait-elle civilisés, ces gens d'ordinaire si impatients, impulsifs et mal éduqués ?

Quoi qu'il en soit, désormais nous y sommes, nous l'avons fait ! Nous avons soulevé 257 fois notre propre poids, et quand on y réfléchit ce n'est pas anodin. 19. C'est approximativement le nombre de tonnes cumulées que mes jambes ont poussé pour arriver au sommet. Dit comme ça, c'est impressionnant ; plus épuisant à lire qu'à monter, en fait, car je vous rassure : ce n'est pas si extraordinaire que ça. Avec un minimum de condition physique vous ne sentez rien. Dans le cas contraire, vous récupérerez rapidement votre souffle une fois en haut avec le grand bol d'air qui vous sera servi.

Maintenant, il ne nous reste plus qu'à tourner autour de la lanterne rouge.

La lanterne du phare des Baleines

Contempler.

Vue sur la tour des Baleines et sur l'océan depuis la tête du phare


Respirer.

Vue sur l'île de Ré, ses plages et l'océan depuis la tête du phare

Profiter.

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